L’accueil inconditionnel de l’autre, de sa parole et de sa souffrance
PROJET ASSOCIATIF
En portant le nom de Jenny Aubry et en poursuivant l’action qu’elle a initiée il y a plus de soixante ans en faveur des enfants, notre association pense que la psychothérapie orientée par la psychanalyse et ouverte aux apports pluridisciplinaires demeure la base du traitement de la souffrance psychique. La parole qui en est le principe demeure la ressource fondamentale de la création humaine individuelle et sociale. Elle règle notre engagement éthique et politique.
Un objectif politique
L’association Jenny Aubry rassemble des administrateurs bénévoles sur de grands axes d’engagements personnels mis en commun :
- un engagement autour des valeurs de la République et particulièrement celle de la laïcité ;
- une acceptation de contribuer aux politiques sociales et sanitaires en faveur de personnes fragiles, particulièrement les enfants en souffrance ;
- un rassemblement à partir des enseignements de la psychanalyse, sa théorie, ses techniques et ses pratiques, et de ceux des sciences humaines affines se référant à l’éthique du sujet ;
- une action bénévole qui n’a d’autre visée que la participation à la politique de protection et des soins psychiques aux enfants, et également de contribuer à la réflexion, l’élaboration et la transmission théorique et pratique.
Le contexte, les enjeux de soin contemporains :
Le travail de Jenny Aubry nous enseigne que les seuls soins organiques et hygiéniques ne suffisent pas.
Il faut mener avec ces enfants carencés un travail de psychothérapie précoce, capable de les sauver de l’enfermement dans le silence et la déchéance.
L’idée était nouvelle, elle était à développer, à approfondir, à affiner. Elle reste subversive.
Le but de l’association est de défendre cette position éthique de la prise en compte de la globalité du sujet.
En 2002, le conseil d’administration s’est positionné politiquement :
- en acceptant de participer au service public associatif de santé mentale en inscrivant ses actions dans des politiques de santé et sociales publiques humanistes, respectueuses de la qualité de sujet des citoyens et en référence permanente aux principes de laïcité.
- en participant à la mise à la disposition du public des apports théoriques, techniques et pratiques de la psychanalyse et des sciences sociales orientées vers l’éthique du sujet.
- en reconnaissant l’Institution comme structure culturelle de l’organisation sociale et, de ce fait, interrogeable en permanence pour en éviter ou bien en traiter les dérives possibles.
- en s’engageant dans l’espace public par sa participation aux recherches nationales et internationales sur la santé mentale.
La référence à la psychanalyse
La référence à la psychanalyse est centrale au travail mené à l’association Jenny Aubry. En reconnaissant la dynamique de l’inconscient, il est fait plein droit à l’existence du transfert et à son interprétation, telle que cette dynamique s’exprime dans la relation de soin et dans la vie psychique des groupes soignants.
Transfert, mais encore, répétition, conflit, inconscient sont des notions cardinales de la psychanalyse. Elles permettent d’analyser le travail avec les enfants, les liens entre professionnels. Cette référence donne une chance à l’inventivité institutionnelle, et ce, dans une fidélité ouverte aux principes et aux enjeux de la psychothérapie institutionnelle.
LA CHARTE DE L’ASSOCIATION
La charte de l’association Jenny Aubry est placée sous l’impératif des interdits fondamentaux, seule voie pour faire advenir l’altérité, le sujet singulier.
Sept postulats fondent l’éthique de l’association Jenny Aubry :
« Se tenir au plus loin de tout altruisme »
Jacques Lacan (Séminaire VII, L’éthique de la psychanalyse)

